04/11/2007

Mon site de Novembre 2007

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les critiques d'octobre 2007


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à Bruxelles
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© Anita Nardon et Socles & Cimaises
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01/11/2007

Pierre Lefèbvre, un certain regard

Pierre Lefèbvre, un certain regard

Lefebvre 01

La plupart des gens qu’on croise dans la rue seraient incapables de citer quelques détails de leur environnement quotidien. Ils voient mais ne regardent pas ! Pierre Lefèbvre regarde, observe et note les détails de la réalité, tout l’intéresse. Il a regardé de près les supermarchés, les panneaux publicitaires qui nous emplissent la vue et il a il noté, sans ajouter le détail qui plaît, au contraire, on pourrait dire « ni fleurs, ni couronnes ».

Toiles et dessins à l’encre, on disait naguère « des lavis », qu’il les traite comme de la photo, il a le regard d’un objectif sans en avoir la froideur calculée.

Et ainsi défilent les arrêts de bus avec leurs sièges en matière plastique, les terrains vagues devant des immeubles à appartements qui ont tout du « clapier social » et les sacs poubelles qui gisent un peu partout en montrant leur panse blanche (en principe).

Il y a des années, les muralistes et les réalistes voulaient mettre le social partout, les Deltour, Dubrunfaut, Somville ou Goldmann « (d)écrivaient » la vie sur les murs. Pierre Lefèbvre l’amène dans votre salon, aux dimensions des logements actuels et il vous donne à voir (comme on dit) ce que vous auriez dû remarquer depuis longtemps.

Si les Peintres Témoins de leur Temps existaient encore je voterais pour y inclure Pierre Lefèbvre.

Anita NARDON

galerie du Drapeau Blanc,
rue Sylvain Guyaux 3,
7100 La Louvière

DU 18/10 AU 24/11/2007
du mercredi au samedi de 13h30 à 18h30


18:48 Écrit par Anita Nardon dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Pierre Lefebvre looks around

Pierre Lefebvre looks around

lefebvre 02

Most of the people you meet in your street are unable to remember the exact place of buildings they see every day. They just see them but never look at. Pierre Lefebvre looks at everything and notes down everything, he is very curious about all what can happen. After a sharp look at super markets, the large ad panels standing all around he noted down the kind of details that really kill the cityscape.

Canvas and ink drawings made in the same way a photograph could be are here to show a realistic point of view but with more human feeling than a snap shot.

So, he had a particular view of the bus stops with their plastic chairs, bits of dirty ground and overcrowded buildings or the bin bags showing their ordinary white envelope (when it is white).

Years ago mural and realist painters wanted to demonstrate the social facts and Deltour, Dubrunfaut, Somville or Goldmann painted images of life on the city walls. Pierre Lefebvre brings these views into your sitting room and tells you to look at situations you never noticed and you should have seen for a long time.

The movement of the “Painters witness of their century” do not exist anymore but Lefebvre could have been a famous member of their group.

Anita NARDON

Galerie du Drapeau Blanc,
rue Sylvain Guyaux 3,
7100 La Louvière

From Oct 18 to Nov 24; 2007
Wednesday to Saturday from 1:30 to 6:30pm


18:48 Écrit par Anita Nardon dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Pol Bury (1922-2005)

POL BURY- 1922-2005

06a

Peintre à ses débuts, il était attiré par la sculpture mais l’homme était aussi un écrivain marqué par l’esprit de Cobra et de Daily-Bul. On peut retrouver dans ses livres toute l’ironie d’un créateur que la Belgique a mis longtemps à reconnaître alors qu’aux Etats-Unis (de New York à la Californie) il était de longtemps un artiste et un professeur dont on ne discutait pas l’importance. Professeur à l’Ensba de Paris et Grand Prix de France 1985, il était au-dessus d’un certain confort artistique très répandu en Belgique.

La carrière de Pol Bury a été majoritairement partagée entre la sculpture cinétique et les déformations qu’il a pratiquées avec un art consommé bien avant que l’informatique vienne au secours des graphistes de tous bords. L’exposition qui lui est actuellement consacrée est très riche et permet d’approcher l’œuvre et l’homme.

Les sculptures cinétiques ont toujours le même attrait et chacun retrouve une âme d’enfant en regardant le lent mouvement de sphères ou de tiges dont la progression trouble la vue. Dans le même ordre d’idée, Pol Bury a créé de nombreuses fontaines agissant au gré de la lumière et du mouvement de l’eau. Ce qui m’a souvent gênée était le fait de l’eau tombant dans le bassin, sans doute d’avoir été marquée par les fontaines jaillissantes des jardins italiens.

Mais le meilleur de Bury se trouve dans ses livres tels L’art à bicyclette et la révolution à cheval, Les caves du Botanique ou encore Les gaietés de l’esthétique qui contient des « méditations » de l’artiste dont un chapitre consacré aux veuves d’artistes et un autre aux relations entre l’artiste et son marchand… savoureux !

J’avoue avoir moins aimé ses déformations baptisées ramollissements mais attendre sous la pluie qu’une sculpture accomplisse totalement son mouvement, c’est pour moi, retrouver Pol Bury vivant.

Anita NARDON

Galerie Patrick Derom,
1 rue aux Laines,
1000 Bruxelles

Du 3/10 au 1/12/2007
du mardi au samedi de 10h30 à 18h30
derom@linkline.be


18:48 Écrit par Anita Nardon dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Pol Bury (1922-2005)

Pol Bury (1922-2005)

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When starting his career in the arts he was a painter but soon became a sculptor but he was also a writer in the orientation given by the Cobra and Daily Bul movements. You can find back all his native touch of irony in his books. Belgium hesitated for a long time to openly recognise his talent as in the meantime he was considered as a major artist in the States (from New York to California) where he was also a well considered teacher. Later on he became a teacher in the Ensba of Paris and obtained the France Top Prize (a Grand Prix) but Belgium was too close to comfort to appreciate.

His artistic way was mainly composed of kinetic sculptures and very well done deformation (in the corpses or faces) before the net use allow these deformations to be automatically done.

The present exhibition allows to go closer to the universe of this artist and the kinetic sculpture are still attractive and people are still interested in these slow movements when the sphere slipping on the surface seem to be movement less but is still moving. Visitors are like children in front of a Xmas window.

In the same line, Pol Bury made more fountains acting like captors between water and light movement. I sometime regret the movement is going down, water falling into the basin instead or the water force going up like in the Italian fountains I have seen so many times.

In reality, the best of Bury’s irony and art analysis is written in his books like Art on a bicycle and revolution on a horse or the Botanique cellars (from the name of a cultural centre) or a famous one called The pleasant side of aesthetic world that contains a special chapter about artists widows or about relations between artists and art merchants; delicious!

I confess I am not a fan of the deformations but I am able to stay under a summer rain to see the spheres slowly moving because this means to see Pol Bury once more and well alive.

Anita NARDON

Galerie Patrick Derom,
rue aux Laines 1,
1000 Brussels

From Oct 3 to Dec 1, 2007
Tuesday to Saturday from 10:30am to 6:30 pm
derom@linklinee.be


18:48 Écrit par Anita Nardon dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Didier Mahieu

Didier Mahieu

mahieu4

C’était à Mons, en 1987, et dans l’article publié à l’époque j’écrivais : Didier Mahieu (25 ans) me semble digne d’intérêt à plus d’un titre…
Cet article, je ne l’ai jamais regretté car, contrairement à beaucoup d’artistes, il ne m’a jamais déçue.

Beaucoup de bonnes expositions ont suivi, l’homme est maintenant professeur titulaire de peinture à l’ESAPV de Mons mais l’artiste n’a pas changé, sa sensibilité non plus.

Depuis des années, il explore des souvenirs, des traces si minces que beaucoup les négligent. Partant de ces ombres de souvenirs, il fait naître l’émotion. Avec des dessins raffinés mais jamais appuyés, des installations d’objets délicats qui n’envahissent rien et des bouts de photos ou de films, il crée un univers qui nous atteint tous car il parle à l’homme universel, au pêcheur des mers du sud comme au financier de la City.

Durant une longue période, il a évoqué la vie d’une femme disparue dans la tourmente de la guerre, vie réinventée, imaginée, vraisemblable mais pas forcément vraie et en cette année 2007, il part d’un bout de film et continue à dérouler le long ruban de la mémoire. Une musique très connue, des dessins et des photos sans sujet nettement perceptible racontent.

Encore une fois, le visiteur est piégé dès qu’il entre dans le domaine de Didier Mahieu, il se sent voyeur, il découvre le jeu d’attitudes, un visage et compose une nature morte au départ d’un geste de fin de repas lorsque les reliefs dans l’assiette inspirent une nature morte.

Il y a une exploration en profondeur de la personnalité que ce soit Anna Spiegelman, la disparue emblématique, ou les Eve(s) de la présente exposition et, surtout, il y a la mise à nu des émotions esthétiques que le monde actuel a oubliées et que Didier Mahieu nous restitue avec beaucoup de finesse et de poésie.

Anita NARDON

Institut Supérieur du langage plastique,
Bd de Waterloo 31,
1000 Bruxelles

DU 5/10 au 1/12/2007
du lundi au samedi de 11h à 17h30


18:43 Écrit par Anita Nardon dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Didier Mahieu

Didier Mahieu

mahieu6

When he exhibited in Mons in 1987, he was 25 and I wrote he was somebody not to forget in the next coming years because he was a painter to consider in the future. He never failed to his promises and it is always with the same pleasure I visit his shows and consider his works. Numerous exhibitions took place along the years and the artist is now a regular teacher in the ESAPV a High art school in Mons, still with the same quality rules.

He has always worked on the base of records, bits and pieces of the past coming up and these situations from the shadow of the memory bring emotion to the visitor. With nicely executed drawings, he offers these pieces from our past in a way anybody should be concerned, from the man from your neighbourhood to the financial specialist from the City.

With installations of rare and delicate objects besides the drawing he told us for years about a woman who disappeared during the World War II and what he told, if not exact, was terribly in the historical context. He is now telling us about two women, starting from bits of film and based on a well known song, he takes the visitor by hand and asks him to think about the life and evolution of the characters he shows.

Once again, the visitor is like a prisoner in the universe of Didier Mahieu, prisoner of his own memory and of the drawings and pictures telling a simple story in which one of the girls playing with fish bones in her diner plate is organising a still life.

The artist is going deep into the records you can have and organises a come back of Anna Spiegelman (the woman lost during last war) and the new Eva’s of the present show because there is the same wish to renew all the emotions we have forgotten. Didier Mahieu makes them come up with a lot of tenderness and poetry.

Anita NARDON

Institut Supérieur du Langage Plastique,
boulevard de Waterloo 31,
1000 Brussels

From Oct 5 to Dec 1,2007
Monday to Saturday from 11am to 5pm


18:40 Écrit par Anita Nardon dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

ELIANE YPERSIEL

ELIANE YPERSIEL

E Ypersiel 01

Beaucoup d’amateurs l’espéraient, elle est enfin entrée en abstraction; en abstraction lyrique.

Autrefois réceptive aux paysages, ses émotions esthétiques ont évolué vers davantage d’éclat dans la perception de la lumière. Sa vision de la voûte céleste est devenue pareille à un appel qui est aussi célébration chromatique dans une gamme un peu sourde et toujours modérée.

Le visiteur, qui regarde et ne se contente pas de voir peut y retrouver un de ces lourds orages d’été sur une vaste plaine limitée par la mer.

L’artiste capte les nuances qui situent les lieux car le coucher de soleil varie selon les pays. Le visiteur se trouve devant une peinture intense, générée dans un état serein tissé d’espérance. Il y a quelque chose d’intensément religieux dans cette célébration du ciel. Cette peinture quasi métaphysique pourrait être neutre s’il n’y avait de fréquents éclats, de véritables « coups de flash » comme en photographie, mais des coups de flash atténués par le travail au pinceau et la sensibilité de l’artiste.

Les toiles sont les pages d’un livre écrit dans une attente pleine de joie et de certitude, celle de lendemains de paix et de bonheur intense.

Anita NARDON

La Petite Galerie,
rue de Livourne 1a ,
1060 Bruxelles
tel 02 537 67 50

Du 8/11 au 9/12/2007
du mardi au samedi de 14h30 à 18h30
dimanche de 11h à13h


18:36 Écrit par Anita Nardon dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Eliane Ypersiel is back

Eliane Ypersiel is back

E Ypersiel 03

A lot of art lovers wanted to see her back along the rails and hoped at the same time to see her come up to the abstract art. It is done now. Her sensibility to the power of light has grown up and the result is a kind of meditation including light and shadow, sky and earth. It is a true celebration of the power of the various hues; shades and colours.

The visitor who has the chance to penetrate this kind of sky exploration, in the deepness of tempered colours, never flashy, will discover another interpretation of our situation looking up at the sky that could be heaven. In a canvas, the light gives the true sensation of the black light of a thunderstorm over a plain next to the sea.

In any of the new canvas, there is a strong tendency to speak about prayer and serenity… and hope! This could be a religious celebration of the light coming from paradise but it could also be neutral for somebody else! Some colour spots appear like the photographic flash in a cliché but it is no photographer’s work but a painter one, with all the sensibility you can find in the brush sweetly passing on the canvas.

The canvas are like the pages of a book made in happiness and with the pose, and certitude, to-morrow will be another day, full of love and joy.

Anita NARDON

La Petite Galerie,
rue de Livourne 1a ,
1060 Brussels
phone 02 537 67 50

From Nov 8 to Dec 9, 2007
Tuesday to Saturday from 2:30 to 6:30 pm
Sunday from 11am to 1pm


18:34 Écrit par Anita Nardon dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Claude Génisson

Claude Génisson

genisson 2 (1)

“Maître des réalités et des secrets”, disait Thomas Owen. Alain Viray parlait de fatale séduction tandis que le grand Arturo Schwartz l’insérait entre Art et Alchimie ; alors où faut-il le situer ?

Une peinture lente et toujours aboutie, telle est l’œuvre de cet artiste peintre avare de ses toiles et de ses gouaches, car Claude Genisson capte et reproduit jusqu’au moindre détail d’un monde qu’il a visualisé longtemps avant les constats « officiels ».

Dans des paysages noyés ou envahis par une désertification que l’on dénonce en 2007 mais qui date de longtemps, Claude Genisson poursuit sa quête de l’image révélatrice. Il entraîne son visiteur vers des vallées étouffées de sable où subsistent ici et là quelques silhouettes de pendus. Parfois il n’y a personne rien que l’appel pervers d’un endroit dangereux.

Entre les paysages noyés et les demeures abandonnées au vent ravageur, on découvre aussi quelque visage né d’un cauchemar de fin de nuit.

Et pourtant, tout est calme, représenté avec sagesse et réflexion et on entre dans cet univers d’ailleurs qui touche par le rappel de lectures anciennes et plonge dans un futur menacé.

Hyperréaliste précis, artiste au métier sûr, Claude Génisson (1927) explore la lenteur, travaillant de longues heures pour que l’ombre soit parfaite et le rocher plus menaçant, approfondissant la cruelle invasion des eaux et du sable pour découvrir parfois un lieu secret où stagne encore un reste de bonheur car, s’il est visionnaire, il n’est jamais prophète de malheur.

Son exposition est une invitation à pénétrer dans le domaine du non-dit, rien qu’une invitation à plus de réflexion et de retour sur soi dans une époque de violence.

Anita NARDON

Galerie Albert Ier,
rue de la Madeleine 45,
1000 Bruxelles

Du 9/11 au 2/12/2007
du mardi au samedi de 13h à 19h
dimanche de 11h à 13h


18:33 Écrit par Anita Nardon dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Claude Genisson

Claude Genisson

genisson 4

Master of Reality and Secrets said Stéphane Rey, Alain Viray spoke about seduction and the great art dealer Arturo Schwarz included him in the category of Art and Alchemy. Where do you want him to be classified?

His painting is coming out slowly, it is a long and silent work and the result is perfect including in the smallest details. He describes a world he discovered long time ago before the “officials” make a political point to save it.In the over flooded landscapes or the ones on the point to become deserts, the exact world people are speaking and writing about in 2007, Claude Genisson is completely involved in for years. He takes the visitor by hand and leads him in the valleys covered with more and more sand and where there is no record of a human life except from here and there, men hanging from the rocky walls. Sometimes there is nothing at all except the attraction to penetrate into a dangerous area.

Between over flooded landscapes and abandoned houses, under a terrific wind, one can discover a strange face that make you think about humanity.

Despite the special atmosphere, all around seems to be quiet and it is with a lot of wisdom and after a long reflection that you can go into this world that makes you remember some forgotten book you have read.

Hyper realistic painter, Claude Genisson creates perfect canvas but works slowly, each movement of the brush being separately considered as an important piece of the painting. He works for hours to describe the perfect line of a shadow, the roughness of the rock as well as the water slowly coming up or the sand entering everywhere to finally discover a bit of the good olden days because he is a painter and not at all the one to bring fear and angst.You are invited in his exhibition to penetrate the domain of an undisclosed future and penetrate more deeply into a personal meditation about what the world could be far from our time of violence.



Anita NARDON

Galerie Albert Ier,
rue de la Madeleine 45,
1000 Brussels

From Nov 9 to Dec 2, 2007
Tuesday to Saturday from 1 to 7 pm
Sunday from 11am to 1pm


18:31 Écrit par Anita Nardon dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Art < Métier d’art

Art < Métier d’art

Leloup 01

On a beaucoup glosé sur la frontière entre art et artisanat, j’ignore où est cette frontière Mais je sais que Louis Leloup l’a franchie de longtemps. Comme un peintre, il a fait de la lumière son principal objectif et de la couleur, cette touche qui fait d’une création quelle qu’elle soit, une œuvre d’art à part entière.

Entré à 18 ans au Val St Lambert, il a travaillé avec des créateurs comme Charles Graffart et René Delvenne et au fil des années il deviendra un Maître verrier fou de transparence. En 1971, il a fondé son propre atelier mais entretemps, il a étudié la céramique avec Laurent Larose, ce qui lui permettra de renforcer et explorer deux sensibilités artistiques dans sa création. Nous n’avons pas, hélas, un titre aussi prestigieux que le « Meilleur ouvrier de France » pour récompenser nos artisans créateurs.

Très tôt, il eut déjà une de ses pièces au Victoria and Albert Museum de Londres, ensuite il a fait partie de vastes expositions européennes. Il a été l’invité de la galerie Transparence, au Sablon, qui défendait l’art du verre de niveau international dans les années 1985-90… et le temps a passé, Louis Leloup ne cesse de créer, sa réputation s’étend de Paris à Tokyo et ses objets merveilleux décorent bien des intérieurs c’est pourquoi vous ne pouvez rater cette exposition toute de fragilité et de lumière.



Anita NARDON

Rollebeek Gallery 28,
rue de Rollebeek 28,
1000 Bruxelles

Du 8/11 au 9/12/2007
du mercredi au dimanche de 11h à 19h
sauf vendredi de 13h30 à 19h


18:30 Écrit par Anita Nardon dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Art < Craft

Art < Craft

Leloup 02

Critics discussed for years about art and craft ad what was art and what was craft. I never discovered the line between the two but Louis Leloup has gone over the border for a long time. As a painter he thinks the light is at the top and the colour is there to add the final and original touch and doing so his creation become true art works.He started to work at 18 in the famous works of Val Saint Lambert where he had as chief designers Charles Graffart and René Delvenne. He became a Master in the glass creation aiming to a perfect transparency.

In 1971, he founded his own workshop but on the meantime he studied ceramic art with Laurent Larose. He was thus able to mix the two sensibilities in his own art works.

I regret sincerely we do not have in Belgium the kind of merit like “Meilleur ouvrier de France” to honour such an artist.

One of his pieces was to be found early at the Victoria and Albert Museum in London and he was present in large European exhibitions. He was invited by Transparence Gallery at the Sablon, a gallery defending art glass of international status of quality in the years 1985-90 and the year went away…


Louis Leloup never stopped creating and he is well known from Paris to Tokyo and numerous objects out of his hands are decorating homes everywhere. That is the reason why you may not miss this precious exhibition at the Rollebeek. It is exactly a full light one.

Anita NARDON

Rollebeek Gallery 28,
rue de Rollebeek 28,
1000 Brussels

From Nov 8 to Dec 9, 2007
Wednesday to Sunday from 11am to 7pm
except on Friday from 1:30 to 7pm


18:27 Écrit par Anita Nardon dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

02/09/2007

Mon Site du mois de septembre 2007

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LOISANT – LE DEUXIEME PASSAGE

LOISANT – LE DEUXIEME PASSAGE

Photo 010

Il est venu l’an dernier avec du rêve plein la valise. Artiste autodidacte donc sévère envers lui-même (sinon c’est le dérapage), Sylvain Loisant (1954) est à la fois dans son siècle et hors normes. Dans son siècle, il écoute les conseils des confrères, étudie les arts sacrés et enseigne, ce qui est une excellente manière d’apprendre.

Hors du temps, il l’est de nature. Son paysage est éthéré, onirique car il y intègre le cheval, ce puissant symbole des pulsions les plus secrètes mais aussi la femme idéalisée dissimulée sous un léger voile ou encore un violon… bien des choses qui relèvent du symbolisme profond.

Il y a tant de douceur dans son monde que l’on a envie de s’attarder devant cette autre face de la vie qui nous est cachée trop souvent car le côté idéal des choses que l’artiste nous montre, il voudrait le développer dans la réalité. Il est persuadé que les artistes ont une influence sur le mode de vie en général et il est évident que dans le combat social pour ne citer qu’un exemple, certains artistes ont été de véritables moteurs de mouvements. L’homme n’est pas une machine, dit Loisant, il n’est surtout pas un avaleur de n’importe quoi (produits de consommation ou slogans politiques).

Alors Sylvain Loisant s’arrête sur la route du siècle et, par sa peinture, remet quelques grandes choses en mémoire. Il en appelle à la conscience des hommes et tente de parler à leur cœur pour que revienne le temps de la non-violence et de la vie à un rythme humain.

Le choix délicat de ses coloris vous parlera bien mieux qu’un long discours ! Vous ne pouvez pas rater ce deuxième passage à Bruxelles.

Anita NARDON

Rollebeek gallery,
rue de Rollebeek 18 ,
1000 Bruxelles
tel 02 512 20 22

du 6 au 30 septembre 2007
du mardi au dimanche de 11h à 19h
le samedi de 13h à 19h


14:35 Écrit par Anita Nardon dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

THE SECOND VISIT OF LOISANT

THE SECOND VISIT OF LOISANT

Photo 034

He came last year with a travelling bag full of dreams. Self taught artist, thus very strict about himself because a danger of slippage, Sylvain Loisant (1954) is living in his century and still in another world. In his life he listened to some other artists who have authorised advices but at the same moment he studied sacred art and started to teach which is the best way to learn a lot more.

He is out of reality at any time; his own planet is in a vaporous world, a dreamland in which he includes horses, symbol of the deep movements of the unconscious world but also the portrait of a lady still in the domain between dream and full light. Many things come out a personal and vivid symbolism.

There is so many moment of tenderness in this universe that you really want to stay in, to be in this secret face of life which is often in the shadow because the bright side of life the artist is showing, he absolutely wants to reveal it to everybody.

Sylvain Loisant is sure that artists can change the world and his own planet can become reality. It is true that in the social movements, an example, the artists acted effectively and some of them generated movements with influence around them. Man is no machine says Loisant, he is not the kind of silly doll people imagine when giving him too mush consumer products for daily eating as well as political guidelines.

So Sylvain Loisant stops on the road of the century and by means of his painting, he tries to wake up humanity. He would like to remember people they have a heart and a part to play in this world to come back to non-violent times when life was running at the man rhythm.

The soft and elegant choice of his hues will tell you more than any lecture about it. You may not miss this second exhibition in Brussels.

Anita NARDON

Rollebeek Gallery,
rue de Rollebeek 18,
1000 Brussels
phone 02 512 20 22

from Sep 6 to 30, 2007
Tuesday to Sunday from 11am to 7pm
Saturday as from 1pm et 7pm


14:33 Écrit par Anita Nardon dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

LE RETOUR DE LUCIEN MEERT

LE RETOUR DE LUCIEN MEERT

Meert8759 a

Il a beaucoup exposé à l’époque glorieuse des Métiers d’Art du Brabant. Il y a fait preuve d’un réel talent de cartonnier mais ses tapisseries n’ont pas toujours rencontré l’accueil désiré. Trop de choses « modernes » ont effrayé des ateliers encore enracinés dans l’époque pré industrielle, alors… les motos les radios à transistor, ce n’était pas BCBG. On vit alors Lucien Meert à la galerie l’Escalier avec des gouaches et des peintures et ce fut le silence.

Né au cœur de Bruxelles en 1940, Lucien Meert n’a rien perdu de ses élans de jeunesse et il revient avec un jardin magique dans ses bagages. Véritable enchanteur, son travail se développe au gré d’une fantaisie qui ne renie ni la sensualité ni une ambiance musicale discrète. Il y a des oiseaux et des poissons, des hippocampes et des princesses lointaines. Loin des bruits du monde son domaine s’ouvre à ceux (enfants, poètes et rêveurs) pour qui le Paradis promis reste d’actualité pendant que le monde explose.

Formé à Saint-Josse par Jacques Maes (coloriste remarquable) et José Crunelle, (maître licier), on retrouve chez lui la trace de cet enseignement qui ne méprisait pas encore la technique.

Avec son physique de minnesanger, Lucien Meert évoque inévitablement le romantisme allemand. Il en est très proche malgré quelques pointes d’ironie qui sont bien du « ketje » de Bruxelles qu’il est à part entière.

Il faut se laisser guider dans son jardin merveilleux.

Anita NARDON

La Petite Galerie,
rue de Livourne 1a,
1060 Bruxelles
tel 02 537 67 50

du 6/9 au 30/9/2007
du mardi au samedi de 14h30 à 18h30
dimanche de 11h à 13h


14:31 Écrit par Anita Nardon dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

LUCIEN MEERT BACK IN TOWN

LUCIEN MEERT BACK IN TOWN

Meert8775 a

At the time the craftsmen association was rich, he exhibited many times with the section from Brabant. He has a special talent for tapestry sketches but his drawings were not always welcome in the still old fashioned workshops because he included too many modern subject such as motorbikes, transistor radio devices and all these things were not at all appreciated. He then stopped and just exhibited gouaches and paintings in the late Escalier Gallery, just one shot than came a completely still period.

Born in the very heart of Brussels in 1940, he never lost is youth dreams and aspirations and he is back now with a magic land story in the pocket. Charmer en enchanter at the same time he offers a true fairy tale including a touch of sensuality on a musical background. One can discover birds and fishes, sea horses and beautiful princesses living far away. Far from the noise of ordinary life, his kingdom opens to children, poets and dreamers of all kinds for whom the magical world still exist at the exact time the “normal” world is exploding.

He studied in Saint-Josse (Brussels) with Jacques Maes, a noticeable colourist and José Crunelle a master in design for tapestry. It was at the time technical knowledge was still important!

With his physical appearance of a true Minnesanger, Lucien Meert still evokes the German romantic period. He is close to the tendency with a bit of irony from time to time just to remember he is a true “ketje” from Brussels.

You must absolutely visit his secret garden.

Anita NARDON

La Petite Galerie,
rue de Livourne 1a,
1060 Brussels
phone 02 537 97 50

from Sep 6 to 30, 2007
Tuesday to Saturday from 2:30 to 6:30 pm
Sunday from 11am to 1pm


14:29 Écrit par Anita Nardon dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

NOELLE KONING

NOELLE KONING

Koning photo 1

Lorsqu’elle a exposé en 1990 dans une galerie aujourd’hui disparue, Noëlle Koning (°Bruxelles 1960) m’avait séduite par le contenu de ses peintures, véritable invitation au voyage. Elle est restée fidèle à l’élan coloré qui la guide depuis ses études à La Cambre, ses stages dans le milieu du théâtre et du cinéma. Elle a réalisé de nombreuses expositions et n’a jamais hésité à passer du pays de Liège à Tournai et de Sidney et Brisbane (Australie) à Kruishoutem car de la Fondation Veranneman à la récente Galerie Devillez, elle a su choisir les lieux qui convenaient à ses expositions.

Aux cimaises du Drapeau Blanc à La Louvière, elle apporte une vision colorée, optimiste et dynamique du monde qui est le sien. C’est un monde débordant de force et de joie de vivre pour des tableaux qui se lisent comme des récits, des sortes de projections très élaborées qui retiennent le visiteur dans une sorte de réseau plein de vibrations. Cela ressemblerait à la projection de plusieurs films sur un écran intelligent qui stimulerait la mémoire.

Acrylique, collage, toute la magie des techniques mixtes dont on a fait parfois de forts mauvais usages est remise en pleine lumière et révèle un « métier » qui porte l’inspiration au plus haut niveau.

Anita NARDON

Galerie du Drapeau Blanc,
rue Sylvain Guyaux 3,
7100 La Louvière

du 6/9 au 13/10/2007
du mercredi au samedi de 13h30 à 18h30
le vendredi 21/9 jusque 21h
à l’occasion du vernissage du Centre de la Gravure.


14:28 Écrit par Anita Nardon dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

NOELLE KONING

NOELLE KONING

Koning photo 2

She exhibited in late Haumont gallery in Brussels and in 1990 and I liked the way she used to tell a long story in one normal canvas. Every canvas was a cheerful invitation to travel with her. She did not change and she is still close to the famous never ending story in full colours. This started as from her studies at the famous La Cambre School, then working on the sets for theatre and cinema.She never hesitated to go from one side of the country to another one from Liège and Tournai, stepping a bit later to Sidney or Brisbane in Australia, coming back to Kruishoutem at the famous Fondation Veranneman and recently in the rather recent gallery Devillez. One can say she has a special sense to choose the points where to exhibit.

She brings now at Le Drapeau Blanc in La Louvière all the dynamic movements in her canvas and her own specific colours. It is full of joy, a world of happiness and hope to guide the visitor and help him to read each canvas as a story book full of vibrations. It is like looking at more films on the same screen, an intelligent screen that can helm the spectator in his discovery of each part of them.

Acrylic paint, collage, all the best of the famous mixed media, generally misused, is here in its best. Any picture is in the right place in the best lightened spot and underlines a fine and well known technical ability together with a rich inspiration.

Anita NARDON

Galerie du Drapeau Blanc,
rue Sylvain Guyaux 3,
7100 La Louvière

From Sep 6 to Oct 13, 2007
Wednesday to Saturday from 1:30 to 6;30pm
On Friday 21 Sep till 9pm
because of an opening at the Centre for engraving.


14:23 Écrit par Anita Nardon dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

FRAGILE - Anne-Marie Finné – Ronald Ceuppens

FRAGILE - Anne-Marie Finné – Ronald Ceuppens

fragile box a

Ronald Ceuppens est né à Mechelen (Malines) en 1970 et il vit dans une ferme à Zemst, loin des salons et autres endroits où il faut être vu
C’est un méditatif qui sort de son atelier pour courir la campagne et noter tout trace de vie qui peut nourrir sa recherche esthétique. Il en tire des gravures uniques, des visions rares des choses qui s’inscrivent dans sa mémoire, son parcours de vie. Ceuppens est une sorte de sage que les collectionneurs et galeries ont reconnu comme on trouve une pépite dans la rivière.
Distingué au Prix Maurits Naessens 2000, lauréat de nombreux prix, il est à découvrir absolument toutes affaires cessantes.

38a



Anne-Marie Finné (1962) occupe conjointement les cimaises de Libre Cours.
Ancienne élève de P. Lahaut à La Cambre et de M. Pasternak et A. Dykmans à Ixelles, elle est à son tour professeur dans l’atelier des enfants et professeur de dessin à Molenbeek St Jean, elle n’en poursuit pas moins un parcours impressionnant d’expositions et glane régulièrement des prix prestigieux.
Cette pastelliste de grand talent est séduite par les visions éphémères, ces instants envolés mais jamais disparus de la mémoire. J’ai dit naguère qu’elle aimait capter l’ombre d’une ombre mais n’est-ce pas là que ce situe la plus belle manifestation de la vie ? L’objet le plus bassement matériel devient dans le regard d’Anne-Marie Finné un véritable moment d’éternité.

Une exposition de classe.
Anita NARDON

Galerie Libre Cours,
rue de Stassart 100,
1050 Bruxelles

du 7/ 9 au 6/10/2007
du jeudi au samedi de 14h30 à 18h30


14:22 Écrit par Anita Nardon dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

FRAGIL by Anne-Marie Finné and Ronald Ceuppens

FRAGIL by Anne-Marie Finné and Ronald Ceuppens

Skinn 1 a

Ronald Ceuppens was born in Mechelen in 1970 and lives in a farmhouse in Zemst, far from the places to be. He likes to meditate about things and life in general and if he is going out of his atelier it is to walk across the country and there he noted down any point or trace left by life that can be useful in his aesthetical research.

These bits and pieces are the base on which he will build engravings, unique pieces in one copy only representing his own way in art and life. Ceuppens is full of wisdom and the galleries and art lovers already noticed his message and they consider him as a rare artist you do not encounter along many exhibition rails. He obtained a special mention in the Prize Maurits Naessens 2000 and was more times awarded; you cannot or better may not miss an artist with such references.

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Next to him, you will find back Anne-Marie Finné (1962). She is a former pupil of Delahaut at La Cambre and Maurice Pasternak and Ann Dykmans at Ixelles Art School/ She is now a teacher in the children atelier and drawing courses section at the Art School of Molenbeek but is going on at the same time to develop her own aesthetical research and was more times awarded and not in the low category.

Using pastel with a particular talent, she likes to catch quick impressions, images that go and disappear but never totally and still live in the memory I said, long time ago, she was able to catch the shadow of a shadow but isn’t it one of the biggest impressions in life? The most ordinary things become some universal event in the works of Anne-Marie Finné, a true key to eternity.

This if really a first class exhibition.

Anita NARDON

at Galerie Libre Cours,
rue de Stassart 100,
1050 Brussels

From Sep 7 to Oct 6,2007
from Thursday to Saturday from 2:30 to 6:30pm


14:19 Écrit par Anita Nardon dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

PEJI : UN REMEDE A BIEN DES MAUX

PEJI : UN REMEDE A BIEN DES MAUX

Peji 01

Il y a très longtemps que Péji met ses potions strictement personnelles à la disposition de tous, sans ordonnance. On peut consommer sans modération et le sourire monte aux lèvres automatiquement.

Artiste autodidacte (très bref séjour à La Cambre), humoriste-né, il pratique la caricature avec raffinement.

Contrairement à certains présentateurs de télé à qui on ferait volontiers la grosse tête, Péji ne dit rien. Ses dessins muets ont d’autant plus d’impact qu’ils ne découlent jamais des thèses définitives émises par un Professeur émérite aussi diplômé qu’ennuyeux.

Les sujets que Péji a traités (même un peu maltraités, parfois) sont des choses de tous les jours vues par le côté irisé des verres grossissants. Le chômage est moins amer et les mendiants des rues sont sur un site internet « caritatif » pour suivre la mode. C’est dire si l’artiste est à la page !

La plume de ce dessinateur le représente dans des journaux et revues des cinq continents et on se demande si le moment ne serait pas venu d’envoyer quelques dessins à ceux qui restent suspendus là-haut dans une station qui n’a rien de ludique.

Tout ce qui nous touche : animaux domestiques ou voisins, est mis en situation, à l’exception du monde politique. Je suis d’accord avec Péji : ça ne fait ni rire ni sourire. Mais il y a de moins en moins de sujets disponibles (les sports et compétitions ne sont plus compris) alors, rendez-vous chez ce champion du coup de crayon qui n’a pas besoin de produits dopants pour toucher le visiteur !

Anita NARDON

Galerie Albert Ier,
rue de la Madeleine 45,
1000 Bruxelles
tel 02 512 19 44

du 7 au 26 septembre 2007
du mardi au samedi de 13h à 19h
dimanche de 11h à 13h.


14:17 Écrit par Anita Nardon dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

PEJI – THE BEST MEDECINE ON THE MARKET

PEJI – THE BEST MEDECINE ON THE MARKET

Peji 02

Since a long time Peji is offering his medicines to everybody without fees or medical prescription. You can use them as you want no time and no quantity limit.

Self made artist (except a very short stay at La Cambre) he has a personal talent for humour and uses it abundantly.

Unlike some television (over)speakers, Peji does not say one word, his cartoons are clean and speechless but the subject is considered in such a way the reader will smile spontaneously. They explain situations in a pleasant but intelligent way and this is quite better than to listen to some High school graduated specialist as boring as possible. The subjects Peji has chosen are taken out the daily life and give you the opportunity to look at them with pink glasses. Seen by him unemployment is less cruel and the beggar on the corner is on a “charity” website. You will admit he is up to date.

Peji is present in more papers and newspapers all over the world and I suggest the NASA sends some of his sketches to those people far up in the sky for a long and technical stay.

All what concerns our daily life: animals, neighbours etc is represented except the political sphere. No way to consider it a source of smiles or laughs. The subjects of investigation are less than some time ago, sports and competitions for example are now no joke source anymore. Thus, you have to go and visit the exhibition of this pencil champion who needs no drug to move your sensibility.

Anita NARDON

Galerie Albert Ier,
rue de la Madeleine 45,
1000 Brussels
phone 02 512 19 44

From Sep 7 to 26, 2007
Tuesday to Saturday from 1 to 7 pm
Sunday from 11am to 1 pm


14:15 Écrit par Anita Nardon dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

MICHELE DELORME : LE SIGNE DES TEMPS

MICHELE DELORME : LE SIGNE DES TEMPS

2.Double page 81X60 a

Présente aux cimaises depuis 1978, on peut dire que Michèle Delorme n’a jamais dévié de sa ligne de base. Tout ce que notre siècle abandonne : du listing informatique au chiffon que les mécaniciens adorent encrasser, tout lui est bonheur et de ces restes de notre passage à travers le temps, elle fait un poème.

Née en 1944, devenue professeur après une formation très poussée, jamais elle ne néglige une allusion au siècle, à la vie qui bat. Des plaques de radiographie aux plaques de gypses, en passant par les techniques mixtes à l’image de notre société actuelle, elle a évoqué l’art qui naît de tout et de rien (pour faire « in » cela s’appelle l’ « arte povera »). Elle en a tiré des paysages habilement suggérés avec, en 2005, une exploration en profondeur des strates de la mémoire. Au premier regard cela donnait une vue « en coupe » de la terre.

La voici de retour avec des signes puisés au quotidien, la marque d’une lame dans le bois d’une table, les griffes laissées sur une surface polie, autrement dit la signature du quotidien. Et cela laisse des sortes de message, des palimpsestes du siècle de la conquête spatiale, des rides irréversibles comme celles d’une peau humaine que ses techniques mixtes évoquent avec beaucoup de sensibilité et un raffinement extrême dans le choix des nuances.

A noter qu’elle ajoute à l’exposition, des roues mystérieuses (ici en terre cuite) comme le sol de la région de Cumbria en recèle par centaines.

Le ciel peut être de plomb, le sol fatigué de porter des générations, Michèle Delorme continue à creuser tous les signes pour écrire une histoire des hommes et pas celle des frontières !

Une exposition qui est, surtout, une exploration.

Anita NARDON

Galerie ABC,
rue Lebeau 53,
1000 Bruxelles
tel 02 511 32 53

du 11/9 au 17/10/2007
du mardi au samedi de 10h30 à 12h30
et de 14h30 à 18h30


14:14 Écrit par Anita Nardon dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

MICHELE DELORME A SIGN OF THE TIMES

MICHELE DELORME A SIGN OF THE TIMES

4.Tissé de signes 65X80 a

She is familiar to the art lovers since 1978 and one can say she never change direction is her artistic quest. All what is left by our consumerist habits is important for her like data listings or rags the worker uses in your garage, everything is important for her to study the evolution of habits and re-write the evolution of the centuries like a long poem.

Born in 1944, she became a teacher after important years in art schools and never stopped considering the move of life in general. From medical X ray shots to slices of plasterstone passing by mix media and all objects related to our life, with a bit of everything she evokes art coming out generously (art with nearly nothing is also called “arte povera”). She realised in doing this many a landscape of better she suggests a landscape coming out of some spots and lines out of the layers of the memory; like a view of the layers you see when you cut deep in the ground.

History is back with some marks left by daily use of a wooden table or any other surface and these marks resulting from the use of a knife or any other object are like messages coming from the olden days; like palimpsests still alive in the middle of the space conquest century. These marks are just like wrinkle on a face, definitely installed. The way she expresses her work into the deepness of the material in light and soft hues means a lot in the notion of time it contains.Next to these works she adds wheels (here in terracota) with a hole in the middle, looking like the mysterious wheel one can find into the ground in Cumbria, the more Celtic part of the UK.

The sky can be very dark, the country really tired of the weight of all generations that lived on, and Michèle Delorme goes on exploring all the marks left by the time to live our history again.

This exhibition is also an exploration!

Anita NARDON

Galerie ABC,
rue Lebeau 53,
1000 Brussels
phone 02 511 52 53

From Sep 11 to Oct 17 2007
Tuesday to Saturday from 10:30 to 12:30am
and from 2:30 to 6:30 pm


14:13 Écrit par Anita Nardon dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Alain Winance face à son paysage intérieur.

Alain Winance face à son paysage intérieur.

Winance 01

On est loin de ce virtuose de l’indigo qui offrait des fruits, des vases et toute la chaleur d’un intérieur hospitalier. Alain Winance (Tournai 1946) s’est tourné vers le large, non sur une côte touristiquement aménagée mais vers un de ces endroits où seul un artiste entêté rêve de planter son chevalet.

Il aime ces bouts de continent où la terre et la mer se fondent, où la lumière est « entre le ciel et l’eau » comme l’écrivait Aragon. De son escapade, Alain Winance rapporte des croquis enlevés entre le vent qui se lève et un ciel menaçant, des sortes d’instantanés pour capturer la vie.

Le travail en atelier ajoutera des notes légères qui ne définiront pas la vision, ce ne sera jamais un « paysage » mais une transposition totale d’un infini brisé par quelques pieux plantés par l’homme et des plaies infligées par les marées de syzygie mais cela restera avant tout la vision d’un véritable chantre de la lumière qui lit dans ces accidents côtiers des signes d’un écriture intemporelle, d’un message que les vagues véhiculent dans leurs éternels mouvements.

Il suffit d’un galet pour ponctuer l’étendue et quelques bancs de sable pour montrer les marches d’un escalier vers l’infini.

Longtemps professeur de gravure, Alain Winance est revenu entièrement à la peinture, il la vit comme on donne la vie, dans un engagement total et sans retour.

Anita NARDON

Galerie 2016,
rue des Pierres16,
1000 Bruxelles
tel 02 502 81 16

du 13 sept au 20 oct 2007
du jeudi au samedi de 13h to 18h30


14:11 Écrit par Anita Nardon dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

ALAIN WINANCE LOOKING IN HIMSELF

ALAIN WINANCE LOOKING IN HIMSELF

Winance 02

We are now far from the artist who offered deep blue subjects with fruits and vases and something like hospitality in a warm interior. Alain Winance (Tournai 1946) goes to the infinity, the sea largely open on the horizon on a coast he likes. This is a bit of coast without any tourist accommodation but a place where you just find an artist staying in front of his easel and in front of the waves.

He likes these places at the top end of a continent where the ground and the sea are only one with a light between sky and water. When he is back in the atelier, Alain Winance re-works his canvas to catch the exact image of the seascape, or landscape, at the right moment the wind is growing. The work to complete the canvas in the atelier results in something looking like a snapshot with a special view on a large line of horizon and in the middle of the flat end of the water, some wooden pillars put by men and some wounds in the sand done by the bad syzygia tides. Anyway, the canvas still remains the song of a poet celebrating the light and who discovers along the coast the tracks left by the years passing, the poetry the waves carry on since the oldest times.

There is just one pebble and it stops the water in its rush and organise a false stair case leading to where ?

After teaching the art of engraving for years, Alain Winance is back to painting and lives this return like a new life start, a promise of total renewal.

Anita NARDON

Galerie 2016,
rue des Pierres 16,
1000 Brussels
tel 02 502 81 16

From Sep 13 to Oct 20, 2007
Thursday to Sunday from 1 to 6:30pm


14:10 Écrit par Anita Nardon dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

03/07/2007

Mon site de juillet 2007

ANITA NARDON Cliquez sur l'image pour l'agrandir

consultez le site :
les critiques d'août 2007


REMARQUE
les photos insérées peuvent être agrandies en cliquant dessus !

IMPRESSION
Si vous voulez recevoir la version imprimable d'un article,
demandez-le par courriel chez :

jean.paul.flament@skynet.be

en ce mois de JUILLET, les articles :
Alexander Ketele, à la Galerie 2016, à Bruxelles
en pages 2 et 3

Festival d'Art Naïf, à Evere / Bruxelles
en pages 4 et 5

Bang Hai-Ja, à la galerie Bastien Art, à Bruxelles
en pages 6 et 7

Columbano, à l'Hôtel de Ville de Bruxelles
en pages 8 et 9






© Anita Nardon et Socles & Cimaises
sauf autres indications pour les photos


18:05 Écrit par Anita Nardon dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

02/07/2007

ALEXANDER KETELE

ALEXANDER KETELE

Ketele 01

Le sculpteur est toujours confronté à un problème d’espace, soit il le trouve trop vaste, soit il voudrait l’agrandir. Alexander Ketele prend l‘espace à bras-le-corps, il y introduit sa vision personnelle et en prend possession de manière imposante même si le format de la sculpture est de dimensions réduites. On se rend compte au premier regard que l’artiste a un véritable don de projection et que bien avant le premier geste, la sculpture finale existe dans sa tête et dans son regard, en trois dimensions et pourquoi pas en couleur ?

Né à Etterbeek en 1954, il entre en humanités artistiques en 1973 au St Lukas Instituut, il sera couronné maître en sculpture en 1998 mais entretemps, il a étudié l’utilisation du verre à l’Université d’été de Sars Poteries, qui est au verre ce que la Fondation Masereel est à la gravure. Ceci pour dire à ceux qui ont tout compris tout de suite que le métier s’apprend longuement et en profondeur.

Mariant les métaux et le verre, ses sculptures ont des audaces pleines de risques mais gardent un équilibre stable qui se double d’une profonde sensibilité aux matières basée sur une ligne philosophique toute de sérénité.

Parallèlement à ses expositions, Alexander Ketele entame une carrière d’enseignant, d’abord à Liedekerke, Académie fondée en 1974 par Willy Ronsmans, et à partir de 1980 à Anderlecht où il est toujours en poste. Il a reçu de nombreux prix et distinctions notamment au Vermeylenprijs dont on mesure mal la portée. Il fut Lauréat de la Fondation Roi Baudouin en 1989.

L’éventail de ses expositions couvre une vaste zone autour de Bruxelles mais rarement au centre ville, par contre on a pu le voir à Washington, Dallas, en Allemagne ou au Japon et notamment à Yokohama (Museum of Modern Art) et Kyoto mais aussi chez Argo à Knokke et présentement au cœur de Bruxelles. Une exposition à ne rater sous aucun prétexte.

Anita NARDON

Galerie 2016,
rue des Pierres 16
1000 Bruxelles
tel 02 502 81 16

du 7/6 au 14/7/2007
du jeudi au dimanche de 13h à 18h30



09:19 Écrit par Anita Nardon dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |