01/11/2007

Pol Bury (1922-2005)

POL BURY- 1922-2005

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Peintre à ses débuts, il était attiré par la sculpture mais l’homme était aussi un écrivain marqué par l’esprit de Cobra et de Daily-Bul. On peut retrouver dans ses livres toute l’ironie d’un créateur que la Belgique a mis longtemps à reconnaître alors qu’aux Etats-Unis (de New York à la Californie) il était de longtemps un artiste et un professeur dont on ne discutait pas l’importance. Professeur à l’Ensba de Paris et Grand Prix de France 1985, il était au-dessus d’un certain confort artistique très répandu en Belgique.

La carrière de Pol Bury a été majoritairement partagée entre la sculpture cinétique et les déformations qu’il a pratiquées avec un art consommé bien avant que l’informatique vienne au secours des graphistes de tous bords. L’exposition qui lui est actuellement consacrée est très riche et permet d’approcher l’œuvre et l’homme.

Les sculptures cinétiques ont toujours le même attrait et chacun retrouve une âme d’enfant en regardant le lent mouvement de sphères ou de tiges dont la progression trouble la vue. Dans le même ordre d’idée, Pol Bury a créé de nombreuses fontaines agissant au gré de la lumière et du mouvement de l’eau. Ce qui m’a souvent gênée était le fait de l’eau tombant dans le bassin, sans doute d’avoir été marquée par les fontaines jaillissantes des jardins italiens.

Mais le meilleur de Bury se trouve dans ses livres tels L’art à bicyclette et la révolution à cheval, Les caves du Botanique ou encore Les gaietés de l’esthétique qui contient des « méditations » de l’artiste dont un chapitre consacré aux veuves d’artistes et un autre aux relations entre l’artiste et son marchand… savoureux !

J’avoue avoir moins aimé ses déformations baptisées ramollissements mais attendre sous la pluie qu’une sculpture accomplisse totalement son mouvement, c’est pour moi, retrouver Pol Bury vivant.

Anita NARDON

Galerie Patrick Derom,
1 rue aux Laines,
1000 Bruxelles

Du 3/10 au 1/12/2007
du mardi au samedi de 10h30 à 18h30
derom@linkline.be


18:48 Écrit par Anita Nardon dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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